Article mis à jour le 30 octobre 2024
Rénovation énergétique
Par L'équipe de rédaction
Comment savoir mon logement est énergivore ?

Sommaire
- 1 Qu’est-ce qu’on appelle un logement énergivore ?
- 2 Logement énergivore : que dit la loi ? Vers l’interdiction progressive
- 3 Comment savoir si un appartement ou une maison est énergivore ?
- 4 Quels travaux de rénovation pour rendre un logement moins énergivore ?
- 5 Quelles aides financières pour des travaux d’amélioration énergétique ?
- 6 A retenir sur le logement énergivore
Bien isoler un logement énergivore devient incontournable pour gagner en confort thermique et faire face à l’augmentation des coûts énergétique. D’ailleurs, la rénovation énergétique des logements s’inscrit dans le cadre de la loi climat. L’objectif ? Accélérer la transition énergétique du bâtiment et viser la neutralité carbone d’ici 2050. Nous faisons le point sur ce qu’est un logement énergivore et des travaux à faire pour améliorer sa performance énergétique.
Un logement dit énergivore (également appelé « passoire thermique ») est un type de bien mal isolé, ce qui entraîne une consommation énergétique excessive.
L’une des façons d’identifier un logement énergivore est de se référer au DPE, qui calcule la consommation d’énergie d’une habitation et génère un classement entre A et G.
La loi Climat de 2021 instaure l’interdiction progressive à la location des passoires thermiques. Ainsi, entre 2023 et 2034, il sera interdit de louer des logements classés E, F, G et G+.
Qu’est-ce qu’on appelle un logement énergivore ?
Selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique, le parc immobilier français comptait en 2022 plus de 7 millions de logements énergivores, aussi appelés passoires thermiques.
Mais qu’est ce qu’un logement énergivore ? Un logement énergivore est un bâtiment mal isolé, qui laisse la chaleur s’échapper et consomme plus d’énergie. En pratique, plusieurs éléments peuvent vous permettre d’identifier une habitation énergivore :
- difficulté à chauffer le logement ;
- dépenses énergétiques excessives face aux standards constatés pour un logement identique ;
- absence de confort thermique (l’hiver, le froid pénètre facilement et l’été la fraîcheur s’échappe) ;
- courants d’air ressentis ;
- atmosphère humide.
À noter que les logements énergivores sont fortement émetteurs de gaz à effet de serre, en plus de ne pas répondre aux critères de décence thermique.
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) calcule la consommation d’énergie d’un bâtiment et de ses émissions de gaz à effet de serre (estimations). Les biens sont par la suite classés selon un barème compris entre A et G :
- l’étiquette A correspond aux logements les plus performants avec une consommation annuelle, estimée par le DPE, inférieure à 50 kWh/m² ;
- l’étiquette G représente les pires passoires thermiques, dont la consommation est supérieure à 450 kWh/m² par an.
A lire également : Passoire thermique : tout comprendre en 2025
Logement énergivore : que dit la loi ? Vers l’interdiction progressive
Promulguée en août 2021, la loi Climat et résilience place la lutte contre les dérèglements climatiques au cœur de nos préoccupations. En d’autres termes, elle vise à lutter contre les gaz à effet de serre à travers la mise en œuvre de mesures concrètes à divers niveaux :
- l’éducation ;
- les services publics ;
- moyens de transport ;
- urbanisme ;
- modes de consommation ;
- etc.
En ce qui concerne le logement, l’objectif de la loi Climat est d’éradiquer les logements énergivores et d’améliorer la qualité des biens locatifs en France. Pour cela, l’État a mis en place des mesures restrictives pour les logements à consommation énergétique excessive (mal classées au DPE). Ces derniers sont progressivement interdits à la location selon un calendrier énergétique qui s’étale entre 2023 et 2034.
Tableau du calendrier d’interdiction des locations de logements énergivores :
Étiquette énergétique DPE | Date d’interdiction de location |
G+ | 1er janvier 2023 |
G | 1er janvier 2025 |
F | 1er janvier 2028 |
E | 1er janvier 2034 |
À noter que l’interdiction de louer des logements énergivores s’applique aux nouveaux contrats de bail et aux renouvellements ou reconductions tacites de contrats.
Le gouvernement a d’ores et déjà fait évoluer certaines règles :
- depuis 2022, le gel des loyers est applicable aux propriétaires bailleurs de logements énergivores, classés F ou G au DPE ;
- depuis 2021, le DPE est devenu opposable. En présence d’un DPE non conforme, il est tout à fait possible de porter réclamation.
Comment savoir si un appartement ou une maison est énergivore ?
Un logement énergivore (ou passoire thermique) est, comme on l’a vu, une habitation très mal isolée, qui consomme beaucoup d’énergie. Il affiche une des plus mauvaises étiquettes énergétiques au DPE (F, G ou E).
En France, un propriétaire bailleur est en effet tenu de fournir à son locataire un logement décent, qui ne soit pas énergivore. Pour cela, il doit respecter des niveaux de performance énergétique minimum de plus en plus exigeants. Pour être qualifié de décent et pouvoir être mis à la location, le logement doit respecter le calendrier énergétique mis en place par le gouvernement.
Depuis le 1er janvier 2023, un appartement ou une maison est dit « énergétiquement décent » si sa consommation d’énergie estimée par le DPE est inférieure à 450 kWh/m²/an.
Classe énergétique du logement au DPE | Consommation d’énergie | Date d’interdiction de louer |
E | entre 250 et 330 kWh/m² | 1er janvier 2034 |
F | entre 331 et 420 kWh/m² | 1er janvier 2028 |
G | entre 450 et 421 kWh/m² | 1er janvier 2025 |
G+ | plus de 450 kWh/m² | 1er janvier 2023 |
Le meilleur moyen pour savoir si votre logement respecte le critère de décence énergétique est d’effectuer un DPE. Celui-ci va permettre de renseigner sur la performance énergétique et climatique d’un logement ou d’un bâtiment (étiquette A et G). Sauf exception, un DPE est valable 10 ans.
Le DPE est un document obligatoire qu’il convient de présenter lors de l’achat ou la location d’un bien immobilier (article R. 126-15 du Code de la Construction et de l’Habitation). Il doit être établi par un diagnostiqueur, qui dispose de la certification et d’une assurance professionnelle.
A lire également : Diagnostic thermique : rôle, avantages et déroulement
Quels travaux de rénovation pour rendre un logement moins énergivore ?
Le calendrier contraignant imposé par la loi Climat laisse un peu de temps. Les propriétaires de logements énergivores peuvent s’organiser pour rénover et améliorer la performance énergétique de leur logement en réalisant certains travaux, tels que :
- l’isolation thermique des murs, des combles, du plancher et de la toiture ;
- remplacement des ouvertures pour lutter contre les déperditions énergétiques et les ponts thermiques (fenêtres et portes) ;
- remplacement du système de chauffage par un équipement plus performant ;
- installation d’une ventilation double flux.
Il faut savoir que la liste des travaux à effectuer et une estimation de prix accompagnent le DPE, en plus de la classe énergétique. Toutefois, il est conseillé de disposer d’un diagnostic complet du bâtiment (audit énergétique). Cet audit est d’ailleurs obligatoire :
- à compter du 1er juillet 2024 pour les logements énergivores classés F et G;
- au 1er janvier 2028 pour les logements classés E.
Quelles aides financières pour des travaux d’amélioration énergétique ?
Pour soutenir les propriétaires qui s’engagent dans des travaux de rénovation énergétique, il existe plusieurs aides financières mises en place par l’État. Parmi les dispositifs de soutien, on peut notamment mentionner :
- MaPrimeRénov’, accessible à tous et dont le montant varie selon le gain énergétique des travaux ;
- La prime énergie ou prime des certificats d’économie d’énergie (CEE) versée par les fournisseurs d’énergie ;
- l’Éco-PTZ (prêt à taux zéro), qui permet d’emprunter sans intérêt (jusqu’à 50 000 €) ;
- les aides de la collectivité locale.
Attention, pour profiter des aides de l’État, il est impératif de faire appel à un artisan certifié RGE (reconnu garant pour l’environnement).
Pour connaître le montant des aides à la rénovation auxquelles vous pouvez prétendre pour transformer votre logement énergivore, il suffit de consulter l’outil Simul’aide sur le site de France Rénov’.
A lire également : 7 aides pour financer vos travaux de rénovation en 2025
A retenir sur le logement énergivore
Il devient donc indispensable d’améliorer la performance des logements énergivores pour lutter contre la précarité énergétique et bénéficier d’un meilleur confort thermique. D’autant plus que la loi Climat va peu à peu interdire les locations des logements mal classés au DPE. Pour vous aider à trouver un professionnel qualifié RGE pour un projet de rénovation, vous pouvez consulter notre annuaire en ligne. En quelques minutes, vous pouvez rapidement sélectionner un artisan fiable et proche de chez vous pour la réalisation de vos travaux.
Plus de conseils pour vos travaux

Comment choisir un bureau d’études pour vos travaux ?
Selon les projets immobiliers, il peut être nécessaire de se tourner vers un bureau d’études, ou BE. D’ailleurs, faire appel...

Quel est le tarif d’un ramonage de cheminée en 2025 ?
Le ramonage des conduits d’évacuation de fumée est obligatoire dans tous les logements et sur tous les lieux de travail....

Quel est le tarif d’un serrurier et d’un dépannage en serrurerie ?
Clé perdue ou oubliée, porte claquée… Bien souvent, on ne découvre le prix d’un serrurier que dans l’urgence. Pour éviter...

Quel est le tarif pour la pose d’un papier peint en 2025 ?
Revenant à la mode, le papier peint ne cesse de se doter de nouvelles spécificités techniques pour répondre à des...

Comment refaire sa salle de bain ? Etapes et budget
La salle de bain est une pièce essentielle de votre maison ou appartement. Grande ou petite, c’est à la fois...

Les différents types de toit : formes et matériaux
Des toits bretons en ardoise aux fameuses toitures en zinc parisiennes, les préférences varient d’un bout à l’autre de la...